Le CNRS
Accueil CNRS
Autres sites CNRS
 
    Accueil > Présentation > Perspectives 2012-2014
 

Perspectives

Projet porté par le réseau

Plus particulièrement, ce réseau poursuit un double but :

  •  d’une part réussir le transfert de la relativité d’échelle à d'autres disciplines,
  • et d’autre part fournir à la relativité d’échelle un domaine et des objets d’étude déployés aux échelles médianes.

Le réseau a pour objectifs de promouvoir l’idée de relativité appliquée en particulier à la question de l’échelle et cela sur les gammes scalaires respectives des disciplines en se fondant sur la  relativité d’échelle de L. Nottale. Le Groupe Espaces d’Échelles est donc intrinsèquement pluri et transdisciplinaire comme en atteste ses travaux (cf. le cd-rom en ligne des deux premières rencontres et les communications et PPT de la troisième). Cela étant même si pour chaque discipline les objectifs sont différents (chacun reprenant dans la RE ce qui est le plus en phase avec ses préoccupations), il apparait de plus en plus que la question de l’échelle (des structurations scalaires, scalairement locales) est, et devient centrale dans de nombreux domaines et pour de nombreuses questions. La structure organisationnelle étant en place l’objectif est maintenant d’installer un rendez-vous régulier tous les deux ans (-RE4- en 09/2014 à Avignon) préparé par des séminaires plus thématiques.

Dans ce mouvement, la géographie accède, pour ce qui concerne la caractérisation analytique des morphologies (naturelle ou anthropique) qu’elle considère entrer dans son projet, à une théorie géométrique d’essence physique aujourd’hui très bien établie (Nottale, 2011). Cette application permet une description géométrique des formes (pas des processus qui n’entrent pas dans notre projet) que l’on peut simuler dans la mesure où leurs invariants scalaires sont connus. Cette première démarche en géographie physique est une étape nécessaire avant d’aborder géométriquement des morphologies anthropiques pour lesquelles la question des processus sans sujet se pose.
Mais dans cet échange interdisciplinaire le développement de la relativité d’échelle bénéficie en retour d’objets d’étude comme des morphologies décrites à grande (MNT Lidar), moyenne ou petite échelles (au sens géographique) à partir desquelles il est possible de valider comme effectives certaines de ses conjectures établies théoriquement. Cela a permis par exemple de retrouver, dans l’organisation géométrique des reliefs des Cévennes ou de la Corse (publications en cours), des modalités de structuration scalaire prévues par la théorie, mais encore non observées.
En d’autres termes, les reliefs peuvent être analytiquement reliés à une causalité géométrique formellement établie dans le cadre d’une théorie déductive. Nous espérons pouvoir faire de même sur des morphologies anthropiques après, ce qui re-confèrerait à la géographie physique et humaine une base unique. D'autres disciplines pourraient certainement suivre une voie similaire.

 

Relations aux systèmes complexes

Dans la mesure où nous considérons qu’une des définitions possibles de la complexité intègre explicitement la question de l’échelle, les travaux que nous conduisons à partir d’une théorie foncièrement scalaire, car intégrant une dimension d’échelle, ne peuvent qu’être une contribution à ces recherches sur les systèmes complexes.

Comme le RNSC, G2E s’adresse à un public divers ce qui ne facilite ni la communication, ni la performance immédiate, d’où la nécessité d’installer des rencontres récurrentes en un lieu identifié. Au plan scientifique, nous portons l’idée que la complexité est généralement un phénomène scalaire et qu’elle ne peut pas être définie et comprise sans une modélisation de la dimension d’échelle, fut-elle limitée à deux niveaux (cf. l’accord à minima sur la définition de la complexité dans le RNSC). Toutefois, cela nous parait insuffisant dans la mesure où il est possible, avec la RE, d’aller plus loin, ce que nous essayons de publiciser. Cela étant nous le faisons à partir d’une théorie qui se diffuse dans les disciplines, ce qui correspond largement à la dynamique inverse de la construction épistémologique de la complexité qui s’enracine dans bien des disciplines et cherche une base théorique partagée. En n’étant ni disciplinaire, ni bottom up, G2E s’avère proposer une démarche originale au RNSC.

 

 

Annuaire

Groupe Espaces d'échelles (G2E)

Imprimer Contact : Philippe Martin Plan du site Crédits Accueil