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Présentation

Maxime Forriez

 

Maxime Forriez

Jeudi 17 juin 2010,
à 14h00,
salle des thèses de l'Université d'Avignon, Campus Sainte Marthe

Sujet :

Caractérisation formelle des structures multi-échelles géographiques en relativité d’échelle
Exemples en géographie physique, géographie urbaine, géohistoire et géographie du peuplement

Résumé :

La caractéristique la plus évidente de l’interface terrestre est son hétérogénéité. Phénoménologiquement, celle-ci, anthropique ou naturelle, transparaît de limites qui définissent les formes déployées dans l’espace
géographique. Ces limites sont certes dues à une dynamique temporelle, tout autant que à une dynamique scalaire. Celle-ci se manifeste dans les rapports possibles et changeant existant entre échelles dans la mesure où tout échelle ne peut se concevoir que comme relative à une autre servant de référence. Ceci conduit à la relativité d’échelle (R.E.) qui devrait permettre de définir intrinsèquement l’espace géographique. Le premier objectif est de montrer la possibilité d’utiliser la R.E. en géographie. Au coeur de la R.E., on trouve la géométrie fractale qui reste indispensable pour essayer de comprendre l’organisation scalaire du monde. Jusqu’à présent les fractales n’étaient utilisées que comme un outil de description plus ou moins pertinent. En R.E., les formes fractales deviennent une conséquence d’un espace formel intrinsèquement irrégulier. La fractalité peut donc être une voie de compréhension du monde utilisant l’espace de ses échelles, c’est-à-dire de ses résolutions. L’objectif central de cette étude est donc de construire une méthodologie fractale générale nécessaire à l’étude d’une morphologie quelconque à travers divers exemples issus de la géographie physique, de la géographie urbaine, de la géohistoire et de la géographie du peuplement. L’objectif final est d’aboutir à des solutions formelles accessibles à une large communauté de géographes, ce qui n’est pas le cas de la théorie de la R.E. dans son formalisme actuel. D’un point de vue épistémologique, le développement en géographie de la R.E. pose la question de la renaturalisation de cette discipline des Sciences humaines et sociales et de sa constitution en science analytique, donc plus largement de proposer une nouvelle définition de la géographie.

Mots-clefs :

Épistémologie, transition fractal - non fractal, hydrographie, morphologie urbaine, château, monde

Jury :           
M. Patrice Abry, Directeur de recherche CNRS à l’ENS de Lyon, Rapporteur
M. André Dauphiné, Professeur honoraire de l’Université de Nice - Sophia-Antipolis, Rapporteur
M. Daniel Delahaye, Professeur à l’Université de Caen-Basse-Normandie, Examinateur
M. Guy Lobrichon, Professeur à l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, Examinateur
Mme Denise Pumain, Professeure à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, Examinatrice
M. Philippe Martin, Professeur à l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, Co-directeur de thèse
M. Laurent Nottale, Directeur de recherche CNRS à l’Observatoire de Paris-Meudon, Co-directeur de thèse

 

 

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