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Workshop 2007

Théorie de la Relativité d'Échelle
Une base commune à une vision structurelle du monde ?

Avignon, 6 et 7 décembre 2007

organisé par :

Philippe Martin, UMR 6012 ESPACE du CNRS, Université d’Avignon
Laurent Nottale
, CNRS UMR 8102, LUTH, Observatoire de Paris-Meudon

 

  • Exposé des motifs et objectifs :
Affiche Workshop 2007 Chacun s’accorde à reconnaitre que le champ scientifique se structure globalement en deux parties avec d’un côté les sciences de la terre, de l’univers et de la vie et de l’autre les sciences de l’homme et de la société. La géographie, pour des raisons historiques, en France en particulier, se trouve à cheval sur cette charnière avec d’un côté la géographie physique (problèmes de reliefs, de climats, etc.) et de l’autre la géographie humaine (problème de la répartition des hommes et des activités, etc.).

Elle est donc confrontée, peut-être plus qu’une autre science, à toutes les situations de connaissance. En reprenant une grille d’analyse donnée par J. Petitot on peut dire que la géographie comme beaucoup d’autres disciplines, en particulier des sciences humaines mais pas seulement, est très largement dans une construction de savoirs réalisée à partir de données issues de mesures sur des phénomènes qui sont passées à la « moulinette » de diverses méthodes, statistiques pour une large part (régression, ACP, etc.), et cela indépendamment d’un cadre théorique spécifique.

Rarement elle arrive à subsumer sous un (ou quelques) concept(s) et en fonction de principes théoriques spécifiques la diversité phénoménologique observée. Fréquemment les modèles utilisés sont, au contraire, des modèles importés comme le modèle gravitaire pour l’étude du réseau urbain, donc, évidemment, sans réelle légalité. En d’autres termes les phénomènes observés ne peuvent généralement pas être intégrés à un cadre théorique conceptuel et principiel ; ce qui est la situation semble-t-il rencontrée par différentes sciences, dont des sciences dites « dures ». Cela étant, sachant que l’objectif est bien, nous semble-t-il, d’arriver à reconstruire la diversité empirique observée à partir d’une construction théorique fondée sur des concepts et des principes, ce que certaines disciplines comme la physique ont réussi dans une certaine mesure, il nous faut rechercher les moyens de cette reconstruction.

Partant de là il semble possible -1- de voir sur cette grille le niveau où se situe chaque discipline et -2- ce que nous proposons plus particulièrement avec ce Workshop, de voir si la Théorie de la Relativité d’Échelle de L. Nottale ne pourrait être cette construction conceptuelle et principielle à partir de laquelle il est possible de reconstruire, au moins une partie des morphologies observées, des configurations classiquement analysées dans toutes ou dans au moins un bon nombre de disciplines.

La question est donc de savoir si la TRE peut être vue, analysée, utilisée comme un moyen permettant de reconstruire le réel empirique en développant, en particulier, une approche fractale du monde, en échelles donc, ce qui intéresse au plus haut point les géographes et vraisemblablement aussi d’autres disciplines car le problème essentiel est ici de comprendre d’où émergent les échelles ou les gammes d’échelles (la gamme géographique étant déployée autour de la taille de l’homme, celle d’autres disciplines l’étant autour d’objets plus grands (astronomie par exemple) ou plus petits (biologie par exemple)), limitées par des échelles de coupure qui portent des discontinuités ou des limites qui définissent au moins les formes perceptibles et plus largement ces lieux qui structurent la perception et ces interfaces qui supportent toutes les dynamiques.

L’universalité nous semble-t-il de ce questionnement fonde la pluridisciplinarité de son traitement avec comme objectif immédiat de comprendre en quoi la TRE peut être une base commune à cette vision structurelle du monde, ce qui reviendrait à donner une base commune à diverses sciences, voie dans laquelle la géographie qui est académiquement duale, s’engage. C’est donc d’une naturalisation qu’il s’agit.

En étant placée aux échelles moyennes et à la charnière : homme/nature, la géographie est peut-être la discipline la plus mise sous tension par la TRE. Elle est peut-être donc en situation de proposer une réflexion autour de la TRE comme théorie structurelle de l’apparaître morphologique au plus large sens de ce terme. L. Nottale (UMR 8102) et P. Martin (UMR 6012 ESPACE - Avignon) étant heureux de vous convier à cette réflexion transdisciplinaire.

 

 

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